Jean Bergeron, du CFER Lac-St-Jean, est le lauréat Forces-Avenir Personnel engagé!

26 février 2016

Jean Bergeron, du CFER Lac-St-Jean, est le lauréat Forces-Avenir Personnel engagé!

Professeur, entrepreneur, gestionnaire, sportif… Jean Bergeron porte de multiples chapeaux. Et réussit ce qu’il entreprend. Chaque jour, cet enseignant en adaptation scolaire au Pavillon Wilbrod-Dufour fait des merveilles avec peu. D’abord, en réussissant à transmettre des valeurs solides à ses jeunes et à les motiver suffisamment pour qu’ils poursuivent leurs études et deviennent des adultes accomplis. Ensuite, en remettant à flots le Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) du Lac-Saint-Jean, une entreprise qui, il y a quelques mois déjà, avait accumulé une dette importante sans être en mesure de réaliser des profits. Son secret? La discipline, le travail et une fabuleuse capacité à rallier son entourage autour d’un beau projet : permettre aux jeunes de se tailler un avenir prometteur.

Monsieur Bergeron a une feuille de route impressionnante. La venue du Club des petits déjeuners dans sa région, c’est à lui qu’on le doit. Tout comme la plantation de 300 arbres sur un terrain de la ville d’Alma. De même que la mise sur pied d’une microentreprise qui produit des boissons énergétiques, dont profite une équipe de hockey juvénile. Des projets mobilisateurs, il en compte des dizaines à son actif.

Parmi ses plus belles réussites, il y a la reprise du Centre de formation en entreprise et récupération (CFER) du Lac-Saint-Jean, une usine de textile qui récupère des uniformes de travailleurs d’Hydro-Québec pour en faire des vêtements de travail de haute qualité. Pourtant, il y a moins de cinq ans, le CFER était en voie de fermer ses portes. La commission scolaire a proposé à M. Bergeron de reprendre le collier de l’entreprise, un défi qu’il a accepté. Pour lui, il était hors de question de voir cesser les activités de ce formidable lieu d’apprentissage. Il a retroussé ses manches, rassemblé de nombreux partenaires, coordonné les efforts des employés et de ses élèves pour redresser la situation. Dès la première année, non seulement le CFER a pu rembourser près du quart de sa dette, mais également dégager un profit, et ce, après avoir payé les 45 000 $ en salaires aux employés que le Centre maintient en emploi. Une réussite totale, qui se poursuit d’année en année depuis quatre ans. Les profits? Ils sont réinjectés dans les projets porteurs de la commission scolaire : achat de tablettes, d’ordinateurs et de projecteurs, et commandites d’activités comme le Grand Défi Pierre Lavoie. En moins de 10 mois, c’est plus de 5500 $ qui auront été réinvestis dans les services aux jeunes.

Au-delà de l’entreprise que représente le CFER, c’est un milieu d’apprentissage idéal pour ses élèves que Jean Bergeron a maintenu. Deux jours par semaine, ceux-ci développent à l’usine des méthodologies de travail efficace. Aux prises avec des difficultés d’apprentissage, ils y trouvent de la motivation et des connaissances précieuses pour leur avenir. « Une vie heureuse et un niveau de vie acceptable sont parfaitement accessibles à une personne autonome, à un citoyen engagé et à un travailleur productif, peu importe le diplôme obtenu, dit-il. C’est ce que je souhaite aux élèves que je côtoie. Idéalement, pour y arriver, une plateforme de stages était nécessaire, et c’est exactement ce que nous avons mis en place et bonifié au fil du temps », explique-t-il.

« J’enseigne ce que je suis », dit-il simplement. Et qui est-il? D’abord un homme de défis, qui mène sa vie en s’appuyant sur des valeurs fondamentales, comme le respect, la rigueur, l’engagement, l’effort et l’autonomie. Un professeur à l’écoute. Un chef d’orchestre, capable de coordonner de multiples projets.

Et l’équilibre? Vital. L’activité physique lui est ainsi indispensable. Il nage 2 km chaque jour, pédale pour se rendre au travail et joue au hockey. Un mode de vie qu’il inculque aux jeunes. C’est d’ailleurs ce qui a motivé son projet Cours, douche, mange, une initiative par laquelle, deux matins par semaine, de septembre à mai, il les incite à courir, à adopter une bonne hygiène corporelle et à mieux se nourrir.

Où puise-t-il son énergie? Dans ce sentiment de faire la différence pour ces jeunes et de modifier positivement leur trajectoire. « Cette capacité à avoir un impact sur le futur de ces jeunes en les aidant à développer leur potentiel et en croyant en eux est devenu mon principal motif d’engagement. » Un engagement porteur de rêves!

Bravo à Jean pour cet honneur bien mérité!

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Jean Bergeron du CFER Lac-St-Jean

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